Cap sur les États Unis. Dernière ligne droite tortueuse. Tequila. Pacifique et galère mécanique.

Nous sommes à guanajuato et l’appel des USA se fait sentir. Nous voulons absolument nous ménager une peu de temps pour visiter ce pays XXL

Il nous reste 2000 km à parcourir pour atteindre la frontière. Faut pas traîner ! C’est parti.


Tequila.

Première étape : Tequila. On ne pouvait pas sortir du territoire mexicain sans en apprendre un peu plus sur le nectar national.

Tequila est perdu dans un désert planté d’agaves. À perte de vue. Ces plantes grasses en en forme de hérisson lancent leur épieux dans le ciel azur

La distillerie Cascahuin nous ouvre ses portes pour suivre les étapes de fabrication de la boisson à double distillation.

Récolte et cuisson de la piña d’agave coupée en deux à la hache. Les trognons restent dans les fours pendant 3 fois 8 heures et sont cuits à la vapeur.

Broyage des piñas à la meule en pierre et à la machine pour récupérer le jus.

Fermentation de ce jus en cuves d’inox ou dans des grosses piscines carrelées. On atteint environ 4 degrés d’alcool.

Double Distillation dans d’énormes alambics pour atteindre 45 degrés. le principe est simple. L’alcool s’évapore à une température plus basse que l’eau. Si on chauffe à la bonne température, on concentre l’alcool!

Vieillissement de certaines tequilas (les plus ambrées) en fût de jack daniels 🥰 pendant plusieurs mois à plusieurs années. chaque distillerie peut choisir le type de tonneau qui lui convient.

Les types de tequilas dépendent du temps passé en tonneau. Certaines restent quelques mois (la tequila. reposada) et d’autres 4 ans….

Stabilisation en barrique du nectar obtenu pendant parfois plusieurs années. Avant la mise en bouteille !!! On vous attend pour la dégustation!!!!

C’était une visite instructive. Même les filles ont aimé. Même si l’odeur leur a moyennement plu. !!! La prochaine fois on les fait déguster!!!!


Le pacifique

On ne pouvait se diriger vers les déserts de l’Arizona sans aller dire au revoir au pacifique. c’est vraiment un océan multforme. On adore et on en profite.

Plus au nord, au bord du désert, l’océan est toujours agité mais certaines anses sont plus calmes. Le soleil cogne dur.

La mer va nous manquer (et les fruits de mer). Anne a goûté les huîtres mexicaines. Rien à voir avec celles du bassin d’arcachon. Elles ont l’épaissseur d’une entrecôte elles sont blanches et fermes. On va rester sur les fines de clair!!!

Plus on remonte vers le nord plus l’ambiance se charge d’influence américaine. Les péages et les campings sont hors de prix. En sachant que roro est considéré comme un bus….

L’ambiance semble plus tendue aussi. Les contrôles plus fréquents. Certains états interdisent le transit de fruits. Le paysage est aride et monotone.

Bref on sent que le nord du Mexique est plus rude. Plus contrôlé. C’est le domaine des cartels et des snowbirds (les canadiens et américains qui viennent passer l’hiver sur au Mexique ou en baja california) ils se croisent pas mais cela donne une ambiance qui ne nous fait pas regretter d’accélérer…


Une petite galère mécanique….

Au final en 4 mois roro aura eu quelques soucis de santé.

  • Une fuite du régulateur de freinage arrière. Règlé a celestun par notre ange gardien manuel après 3 allers retours à Merida de 100km et un bricolage en règle digne du Mexique.
  • Un œuf de pigeon sur une roue arrière. 8 arrêts avant de trouver un pneu qui correspond dans un espèce de midas géré par un francophone.
  • Des problèmes de batterie dont un avant même de partir, au port de veracruz et un autre au Guatemala au bord du lac Atitlan
  • Une courroie accessoire à resserrer
  • Des fusibles en vrac.
  • Un frigo en rade à cause d’une pièce ridicule de 5 mm remplacée par un gicleur de chauffe eau coupé et limé. Ça marche. Même si c’est pas idéal….
  • Quelques accrocs sur la carrosserie dont ceux sur la route d’El cuyo… (cf. las coloradas.)
  • Réfection des disques de freins à San Miguel avec david en super mécano habitué aux européennes autant porches que iveco. Réfection des disques pour 109 euros qui dit mieux ?
  • Et la dernière mais non des moindres en remontant le pacifique.

Au milieu du désert l’autoradio (mon meilleur ami depuis quelques jours) fait des siennes. Puis c’est le tour des clignotants. Et puis tout deconne. Quand on met les clignotants les aiguilles du compte tour battent la mesure 😳

Bref on a quelques problèmes électriques….

On serre les fesses sur 80 km…. Jusqu’à Mazatlan. On s’arrête sans couper le contact devant un mécano electrico. 7v de batterie. L’alternateur ne charge pas ….

Le chef m’explique que ça va être très compliqué Parceque les alternateurs iveco au Mexique… y’en a pas… Autant dire que notre voyage risque d’être compromis quelque temps.

Après un appel à notre mécano préféré david qui nous redonne un peu d’espoir et qui nous conseille de trouver un autre mécano. On choisit au pif l’un d’eux à la sortie de la ville… on arrive devant deux gars perdus au bord d’un autoroute qui nous escortent devant chez martin… il est temps. Plus rien ne marche de notre côté. Mais le moteur tourne encore. Merci les véhicules sans électronique. !!!…..

Pour donner une idée: martin sort d’un Moteur de bus… il boite dur. Il parle pas … son garage ressemble à la cave de mon grand père avec des bouts de ferraille partout. Il sort un votmetre à aiguille… j’ai peur. Il parle toujours pas. Parfois il grommelle un peu. il passe sous le capot. Grommelle fort quand il voit mon bricolage de plaque sous moteur. Sort une pince crocodile et un fil dénudé, frotte contre la batterie. Ça fait des étincelle. Il grommelle… j’ai encore plus peur. Il Bricole avec un chargeur de batterie. Grommelle encore plus fort.

Je crois comprendre enfin que l’alternateur fonctionne mais que le courant ne passe pas. Bonne nouvelle. Bref après une heure de grincements de dents, le fil rompu est réparé. Martin a fait un sourire et a parlé !!! Tout le monde est heureux. On l’aurait serré dans nos bras tant on est soulagés mais on ose quand même pas… du coup on lui offre un jus de pomme à la place…. Le voyage aurait pu s’arrêter là.

Tout ça pour dire que le road trip c’est pas toujours un long fleuve tranquille. La santé du 6eme membre de la famille, Roro, est responsable parfois d’ascenseurs émotionnels

On ne rappellera jamais assez les qualités des mécanos mexicains qui nous auront sauvé notre voyage pendant ces 4 mois. Débrouillards. Gentils. Disponibles. Rassurants. Souriants. Compétents. Ils ne connaissent pas ta machine. No pasa nada. No te preocupe. On va se débrouiller.

Et en plus. Ils sont pas cher. La dernière panne martin nous demandait 300 pesos. 15 eu pour nous avoir sauvé et avoir passé plus d’une heure en plein cagnard sous mon moteur. On donne plus mais c’est probablement jamais à la hauteur de leur service rendu.

Comme dirait l’un d’eux : au Mexique on a rien alors on se débrouillera toujours pour réparer … avec rien….

Merci à eux en tous cas et à tous ces mexicains qui ont fait de ces 4 mois un voyage merveilleux. vous allez nous manquer !!!!

La frontière approche. On a vidé tous nos produit périssables. Au détour d’un virage un policier nous fait signe. On a l’habitude. Sauf que là, on a à faire à un américain. Ça fait bizare. On a pas eu le temps de dire au revoir au Mexique. On a même pas tamponné nos passeports. Mais on y est. On est aux usa. Les douaniers sont gentils. Stricts mais souriants. Deux heures après…. On a passé la frontière. Bienvenue dans un autre monde…. Le choc culturel va être rude….

3 réflexions sur “Cap sur les États Unis. Dernière ligne droite tortueuse. Tequila. Pacifique et galère mécanique.

  1. Hé ben RoRo a finalement aussi mené une aventure très personnel
    Je crois que dès son arrivée au Mexique il est tombé sous le charme de ses mécanos !!!
    Espérons pour vous qu’il soit moins sensibilisé à celui des Gringos

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  2. Avatar de Catherine Allary Catherine Allary

    Continuez à nous faire rêver ,
    mon Mexique a moi était bien différent, comme quoi on y trouve ce qu’on y apporte, et maintenant, bonne Amérique ! Grosses bises aux filles 😘

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  3. Avatar de Nathalie Nathalie

    Finalement ces 4 mois sont passés très vite! Je serais bien restée encore au Mexique avec vous; je pense que je vais y retourner pour la peine! D’ailleurs j’ai une idée pour les filles, puisque qu’à chaque âge son regard, elles pourraient nous conseiller: « si tu as 5 ans et que tu vas au Mexique, va voir…donne rendez-vous…n’oublie pas » et si tu as 9 ans… et pour les 10 ans, ce serait trop cool🥰

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