San Cristobal de las casas et la région tzotzile.

San Cristobal a deux réputations ancrées chez les voyageurs.

La première c’est que beaucoup posent leurs valises dans cette ville cosmopolite et accueillante.

La seconde c’est que tous les voyageurs qui passent par san Cristobal chopent une gastro.

Les deux sont vraies!!!

Pour la gastro ok, je suis le seul à l’avoir attrapée. Encore …. En plus j’ai bousillé le brûleur du frigo en voulant le réparer. Bref les journées à San Cristobal ont été agitées de mon côté.


San Cristobal est une ville colorée, remplie de vie et de musique. Encadrée par de hautes montagnes, elle attire locaux et étrangers dans ce point de départ pour la découverte des chiapas.

Un peu trop touristique à notre goût mais pleine de charme.

C’est la première fois ici que nous rencontrons des familles qui ont posé leurs valises (et leur camping car). Leurs enfants sont scolarisés dans les écoles de la ville et les parents recréent une vie sédentaire pendant. quelques mois.

Autour de nous dans le camping : plus de 20 enfants (et un peu moins d’adultes…) ça fait de l’animation dans ce camping à l’ambiance fraternelle et chaleureuse. la salle commune, le billard et le rhum sont propices aux échanges.

Les balades dans les rues de la ville et la recherche de pièces pour la réparation du frigo ont rempli une bonne partie de nos journées. (Pour le frigo, disons qu’on s’est débrouillé. C’est pas franchement académique mais ça marche. Les pièces n’existant pas au Mexique il faut bricoler… )


Nous avons aussi rejoint à cheval le village de San Juan chamula, un berceau du peuple tzotziles vivant depuis toujours dans ces montagnes.

Une heure et demi de balade sur des selles mexicaines en bois. Les filles s’en sont très bien tirés et Maylis a bluffé les guides en montant seule sur son destrier… (il faudra qu’on vous explique le goût pour l’escalade de certaines de nos filles pendant ce voyage…)

En arrivant au village, La première chose marquante c’est les jupes traditionnelles des femmes en peau de mouton…. Outre le côté vintage et un peu austère de la tenue, qu’est ce que ça doit tenir chaud !!!!.

La principale caractéristique de ces peuples de la montagne sont leur interprétation de la religion chrétienne. Très éloignée de l’église que nous connaissons. Vous ne verrez pas de photos de l’intérieur de l’église car elles sont interdites.

Alors que nous arrivions sous le porche, une foule compacte est sortie de l’église.

Hommes et femmes vêtus de peau de mouton, musique de banda avec cuivres et percussions accompagnant des officiants dans la fumée d’encens et sous le fracas des pétards lancés dans le ciel. Nous sommes restés comme figés par cette vision inattendue et après avoir suivi cette foule étrange pendant quelques temps, nous sommes finalement rentrés dans l’église.

Pour vous faire une idée : dès l’entrée, vous êtes frappés par l’ambiance sombre et mystique. La lumière provient de bougies par centaines. Chaleur et odeur de cire chaude.

À vos pieds des aiguilles de pin recouvrent les pierres. Sur les murs se succèdent des statues de saints.

Devant elles, des familles se tiennent assises ou à genoux. Psalmodiant en langue tzotzile. Des bouteilles sont échangées. Du liquide renversé. Certains sacrifient un poulet en chantant en sourdine.

L’ambiance est pesante et intense. Malgré l’indifférence des personnes présentes on se sent dépassés par ces pratiques qui nous sont étrangères. Nous prenons conscience ici du fossé qui sépare ces peuples de l’agitation et du modernisme hétéroclite de la ville à peine à 10km de là … frappant.


En résumé, San Cristobal comme antigua, sont des villes un peu hors de la réalité du monde qui les entoure mais où il fait bon vivre et se reposer.

Pour nous ces quelques jours seront plus marqués par nos rencontres que par nos découvertes et nous repartons sur les routes sans y avoir posé nos valises !

3 réflexions sur “San Cristobal de las casas et la région tzotzile.

  1. Bon ça y est je suis connecté sur votre blog
    Je vais profiter au maximum de vos aventures
    Je vais avoir la sensation d’être accroché au porte bagage de RoRo
    Quel bonheur de voir apparaître un un mail m’informant d’une nouvelle étape et lire votre récit
    Pendant les quelques instants de ma lecture je sens le vent du large le sable entre les doigts de pieds et les cris des oiseaux exotiques dans les arbres
    J’oubliais le ron ron du moteur de RoRo le nez sur la fenêtre pour ne rien louper des paysages!!!

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