Ascenssion de. l’Acatenango : La force des émotions devant la puissance du volcan et des éléments.

Probablement la plus grande bouffée d’émotion pour chacun d’entre nous depuis le début du voyage. Efforts physiques (4h30 de marche, 1200 à 1600m de dénivelé.) Froid intense pendant la nuit humide et venteuse à 3600m d’altitude et devant nous le spectacle rêvé et espéré pendant des semaines qui se réalise : nos première éruptions volcaniques

La veille de l’ascension, avec nos amis de @ au Quintuple, nous avons été accueilli en toute simplicité et avec une gentillesse toute guatémaltèque par Elvin et sa famille au pied du volcan.

Repas délicieux, essai de vêtements traditionnels et danse des chamans du village pour demander l’autorisation au volcan de gravir ses flancs. Le ton est donné : ils nous donnent rendez vous dans deux jours, cansados pero felices. Fatigués mais heureux. Challenge accepted


L’ascension

Gravir l’acatenango, c’est monter au camp de base. Départ 2400 m. Arrivée 3600m. 9km. 4h30 de marche. 3 enfants pas forcément habitués à marcher et 12 l d’eau sur le dos.

Des vêtements chauds pour la nuit en altitude complètent le sac sans compter les gamelles et un peu de nourriture.

Bref, l’expédition de l’impossible sur le papier. ….

Mais heureusement nous pouvions compter sur deux fidèles chevaux pour nos plus petits, des guides adorables, Rony et Jaime, et surtout un moral d’acier et la certitude que nous allions réussir car ensemble la plus haute des montagnes ne pouvait pas nous résister. .

Dire que la montée a été facile serait mentir !!! Ça a été même très dur , en particulier pour votre serviteur. Les pentes à 45 degrés dans le sable volcanique font mal aux cuisses.

Seule amandine a gambadé devant. Aux côtés du guide voire devant. Chloé et Ambre ont aussi fait preuve d’une très belle endurance avec seulement une petite heure de balade à cheval et le reste sur leurs jambes. Maylis et Ethel ont marché une grosse heure et sûrement l’une avec le plus de dénivelé. Nous sommes très fiers de tous ces enfants capables de prouesses physiques et d’une résilience probablement meilleure que certains adultes !! Bravo championnes !!!!


Le camp de base

4 heures et demi de marche. L’arrivée sur le camp de base : Une plateforme de quelques mètres de large dans les nuages, battue par les vents.

Nous essayons de faire se reposer les enfants à l’abri de la bise d’altitude. Un petit espace ouvert accueille quelques chaises et un feu de camp indispensable pour rendre l’attente moins rude. Après la montée et ses coups de chaud, la température glaciale du camp est compliquée à gérer.

Amandine souffre un peu de l’altitude ressentant quelques nausées et nous souffrons tous du froid.

À la faveur d’une éclaircie le volcan fuego apparaît devant nous. Si proche!!! Des fumées noires s’échappent par moment de son sommet en panache! De l’autre côté le volcan agua dépasse de la mer de nuages.

L’apparition est fugace car des hordes de nuages s’abattent à nouveau. Commencent alors l’attente et l’espoir mêlés de doutes et d’inquiétude. Car comme disent nos guides : La nature décide. La veille ils n’ont rien vu….


L’éruption

Après des heures d’attente gelés et inquiets, la nuit se dégage et les étoiles nous servent enfin de couverture céleste. la lune éclaire le camp. Il est 20h

Face à nous, le fuego est calme. La semaine précédente il y a eu une grosse éruption. Parfois il faut plusieurs semaines pour voir de nouveau de la lave…..

Enfin! Quelques fumées sont visibles avec une pâle lueur rouge. Le camp tressaille mais le soufflet retombe. une nouvelle heure passe… tout le monde désespère un peu et commence à se préparer pour la nuit. La famille est recroquevillée à la entrée de la tente sous les duvets. Seules 4 têtes dépassent les yeux rivés sur un cône noir.

Soudain!!! FUEGO!!! Le cri d’alarme retentit. Une fabuleuse gerbe rouge s’échappe du cratère. C’est l’effervescence!!! Tout le monde crie sa joie et son l’émerveillement.

Ça se passe de commentaires.

Les fumées toxiques sont crachées dans le ciel et des éclairs se forment dans le nuage. Des formes fantasmagoriques sont soulignées par la clarté de la lune et s’étirent paresseusement au large du volcan. la lave débaroule en paquets incandescents. Juste magnifique!

Avec le son et sans image ça donne ça: comme si vous y étiez!!!

Ça a été la principale éruption. Ensuite quelques petites ont eu lieu mais rien de comparable. On a vu une éruption!!!!🥳 vers minuit nous allons nous coucher. Heureux et frigorifiés.


Le lendemain

Le sommet est encore 400 m plus haut. Il faut se lever à 4 h pour espérer y voir le lever du soleil. Je suis seul à le tenter de notre groupe. Il y a des nuages et le risque de ne rien voir est grand. Moi je n’ai aucun mérite. Je ne dors pas, j’ai trop froid. Alors on part sur les pentes. Avec mon guide personnel jaime qui aurait probablement préféré rester au coin du feu.

La montée est encore plus rude que la veille. À froid. Dans le froid. Je vomis mes tripes. Je suis à la lueur de la frontale les traces de pas du guide dans le sable volcanique qui roule à chaque foulée. Les nuages sont épais. On ne voit pas à 5 m… bref un grand moment de plaisir. Mais pendant un bref instant je vois le soleil…

Au sommet, le vent et le froid sont terribles. On ne reste que quelques minutes devant le panneau d’interdiction de camper. Bah oui dit le guide : Si on campe, on meurt….

Au camp de base les nuages sont moins épais. Le moral est au beau fixe. Les volcans fuego et agua sont magnifiques.

Je fais voler le drone mais il n’aime pas trop l’altitude.

Nous redescendons. On roule presque tellement la pente est raide et glissante. Les enfants adorent. On croise les groupes qui montent pour participer au spectacle. On leur lance des sourires heureux.

Une heure et demi plus tard on est en bas. Cansados pero felices ! Comme prevu.


Quelques heures après nous sommes de retour à antigua. La fatigue est intense. Sur le camping on voit le fuego cracher un énorme panache comme un au revoir !

C’est vrai, nous aurions pu voir plus d’éruptions si le fuego avait été dans sa forme normale.

Mais on l’a fait! Les enfants sont montés. On a vu une éruption. On a vaincu les difficultés, la pente, le froid et le vent. On est montés au sommet d’un volcan à 4000. On a partagé un moment unique en famille et avec nos amis. Une émotion forte de voir la lave jaillir sous les étoiles !!! La fumée. Les éclairs…. C’était magique.

C’était une expérience juste formidable …. À refaire !!! Mais pas tout de suite … on a mal aux cuisses !!!!!

3 réflexions sur “Ascenssion de. l’Acatenango : La force des émotions devant la puissance du volcan et des éléments.

  1. Avatar de Babou Babou

    Impressionnant, magnifique, fascinant… difficile de trouver des mots pour décrire le ressenti même juste en voyant les images. Alors j’imagine que pour ceux qui l’ont vécu le souvenir sera inoubliable. Très fière de mes petites souris (plus si petites que ça d’ailleurs) hyper courageuses. Soignez vos cuisses et à très vite pour de nouvelles aventures 😘❤

    J’aime

Répondre à Elise Annuler la réponse.